Les Gouttes de Dieu
Lundi, 14-04-2008Le manga du vin par Tadashi Agi (scénariste) et Shu Okimoto (dessinateur).
Le résumé:
Fils d'un œnologue reconnu, Shizuku Kanzaki n'a aucun goût pour le vin. Malheureusement, son père décède et, alors qu'il pensait profiter tranquillement de son héritage, Shizuku découvre qu'il a un frère adoptif. Pire, le testament de son père les met au défi de découvrir douze grands crus ainsi que le meilleur de tous, Les Gouttes de Dieu. Shizuku lancé sur une enquête d'un nouveau genre, au beau milieu des vins, des cépages et des saveurs...
Je me suis vite plongée dans l'intrigue de ce manga, et trés vite lu.
Sûrement destiné à un public novice.
Le vocabulaire du vin est très bien expliqué, qui donne certainement pour certains l'occasion d’aborder ce monde vinesque.
Nous retrouvons le côté naïf des mangas en général, avec une explosion de sentiments… un vin qui nous envois littéralement dans un champ de fraises, de fleurs… ou jusqu’en plein milieu d’un concert de Queen… Mais en même temps, je trouve cela très bien mis en place, pas évident d’expliquer un vin quel qui soit sur papier à une personne faisant son entrée dans la dégustation.
Je commence ma lecture, avec pour première appellation nommée, le DRC. Je reste un peu perplexe et continue ma lecture, pour me retrouver au milieu des fameux Domaines bourguignons. Bordeaux est représenté par Mouton-Rothschild, et la Californie par Opus 1. Rien que ça…
Principalement des vins de grande renommée.
Mais nous sommes aussi dans la culture japonaise, où les marques luxueuses françaises sont très recherchées pour se démarquer.
Juste quelques jours à Tokyo, j’ai pu remarquer les jeunes filles avec sacs à main Vuitton, lunettes Chanel… Alors que je n’ose regarder ces produits pour éviter que les prix m’explosent les yeux… Le japonais adore offrir des cadeaux prestigieux, pour impressionner. Mais aussi par goût.
Ce goût très sûr qu’il possède car certainement il possède un palais très fin, et difficile à satisfaire.
Il est sûr, ce manga va toucher de nouveaux consommateurs en vins… mais s’il doit se baser sur une Romanée Conti ou un Mouton Rothschild pour commencer sa cave, c’est son banquier qui ne va pas être content. Heureusement, timidement, des petites portes s’ouvrent sur d’autres appellations. Ces dernières d’ailleurs ont vu leurs ventes explosées au Japon, Corée, Chine…

Et c'est aussi une belle publicité pour nos vins de Bourgogne.
En final, j’ai trouvé l’intrigue intéressante et bien menée. Les dessins bien faits avec cette touche d’humour japonaise que j’aime beaucoup. Et j’attends le tome 2.
Et vous, Que pensez-vous de la vision des vins donné par ce manga?



